Discours de Montfermeil par Ch. Boutin : annonce de candidature à la présidentielle le 22/06/2011

Mes chers compatriotes,

La France est belle.

Sa culture, son rayonnement, ses prouesses technologiques et économiques, son art de vivre, sont admirés par toutes les Nations.

Son héritage culturel, intellectuel, moral et social est d’une richesse sans égal.

La France reste l’inventeur de la déclaration universelle des droits de l’Homme, de l’éducation, de l’école obligatoire pour tous, des congés payés, de la sécurité sociale, de l’exception culturelle, elle est une terre d’accueil.

La France demeure la cinquième économie du monde, la deuxième en Europe, le pays où la richesse économique a crû de 60% depuis 1981, le pays le plus visité au monde, le pays où le nombre de naissances est le plus important en Europe.

 

Depuis plus de trente ans, en métropole, en outre-mer et à l’étranger, je vais à la rencontre des Français, je les écoute, je les entends.

Que disent-ils ?

 

Vous les parents, vous dénoncez l’échec de l’école.

Echec à assurer l’instruction et l’insertion de nos enfants,

à leur transmettre un savoir et une culture, à ouvrir un avenir à notre jeunesse.

 

Vous les paysans, vous pleurez devant l’échec à vivre décemment de votre travail de la terre.

 

Vous les salariés, les ouvriers, les artisans, vous dénoncez  l’impossibilité à assurer une vie correcte à vos familles par le revenu de votre travail.

 

Vous les chefs d’entreprises, vous croulez sous les charges et la paperasserie.

 

Vous tous, vous constatez  l’échec d’un pays à assurer un emploi à chacun de ses citoyens.

Et que dire de l’échec et du scandale annoncé de notre système de retraites par la non prise en compte des effets démographiques du vieillissement de notre population.

Comment nous taire aussi devant l’incapacité à présenter un avenir commun, à réaliser l’unité nationale qui s’effrite et se fissure sous les assauts du communautarisme ?

Enfin, comment ne pas être ulcérés par les inégalités, où les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres ?

 

Les Français sont à bout de souffle et accablés.

Mais après l’accablement, vient la défiance et après la défiance c’est la peur.

Peur de son voisin, de l’avenir, de l’étranger, de soi-même. Peur de tout, peur de vivre.

Quand une société vient à considérer qu’à tout prendre, il vaut mieux être mort que vif, c’est qu’elle a perdu toute espérance. Le taux de suicides de plus en plus nombreux, aussi bien dans le monde agricole, que celui de l’entreprise, des prisons, est là pour nous le rappeler.

 

Beaucoup de Français se réfugient dans la consommation d’émissions de télévision qui les divertissent pour un temps, ou d’anti dépresseurs. Beaucoup ne croient plus, n’espèrent plus… et surtout dans la politique.

 

Beaucoup sont aussi scandalisés, scandalisés par l’injustice, scandalisés par l’inaptitude de leurs responsables à prendre en considération leurs attentes et à anticiper l’avenir, scandalisés par leurs chicaneries, leurs frasques et leur peu de sens de l’exemplarité.

 

 

Voilà où en est la France aujourd’hui : assise sur des succès extraordinaires, une grande richesse et des ressources que le monde entier nous envie, mais dans une crise de sens et dans la peur.

 

La racine du mal est profonde. La maladie ne date pas de 2008, mais la crise économique et financière nous a fait progressivement prendre conscience de la vanité de notre système : ce monde tourne trop vite, il laisse trop d’êtres humains sur le bord de la route, il devient fou.

Quant à l’économie mondiale, elle risque « le déraillement », nous dit Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI.

 

Plusieurs projets politiques sont proposés aux Français.

 

Encore plus d’Etat, d’impôts et de contraintes ?

Ce serait le meilleur moyen de finir de briser la créativité des Français,  de nous asservir par plus d’assistanat encore et de renforcer l’exode de celles et ceux qui veulent pouvoir entreprendre et développer leurs talents.

 

D’autres veulent faire table rase du passé ou de la classe politique actuelle en promettant un avenir radieux par des réponses simplistes. Certes, il y a bon nombre de phénomènes, de comportements et d’agissements intolérables, mais l’honneur du politique, c’est de rechercher et de construire avec toutes les femmes et les hommes de bonne volonté, le bien commun. Le populisme est une aventure sans retour.

 

Alors, faut-il imaginer que l’Homme est un péril pour la terre ?

 

Eh bien non, l’Homme n’est pas un péril pour la terre. Bien au contraire et je l’affirme très clairement, la terre a bien été faite pour accueillir l’Homme et lui permettre par ses activités, de se développer. Non ce n’est pas la présence de l’Homme qui blesse la terre, mais bien certains de ses comportements. Oui la véritable écologie est là. Pour nous, écologie humaine et écologie tout court sont étroitement liées.

 

Y a-t-il un salut politique dans l’entre deux : ni droite, ni gauche, mais un peu de chaque ?

 

Certains s’y jettent à grand renfort de discours. Ils ignorent que le clivage droite- gauche, artificiellement entretenu, est désormais totalement dépassé. Les lignes de fractures sont ailleurs (dignité de la personne humaine, maintien ou démolition de la nation, encouragement de la famille, culture et identité).

 

Alors donc, rien n’aurait été tenté non plus depuis cinq ans ?

Si. Il est vrai qu’avec une certaine détermination, il a été essayé de faire passer à notre pays, le cap de la mondialisation. De nombreuses réformes nécessaires ont été votées.

Mais rien de fondamental sur les questions essentielles, sans lesquelles, il est vain d’espérer un redressement rapide et durable de notre pays. Par ailleurs, trop souvent, les effets d’annonce ne sont que des annonces sans  effet.

 

Là aussi est le constat : tous ces projets ne redonnent pas l’espérance à notre pays.

 

La politique, c’est le goût de l’avenir. Nous devons donc nous ressaisir et retrouver le goût de l’avenir. Je crois dans la politique fondée sur un projet lisible, lucide, compréhensible par tous et vécue comme un service.

 

Alors, maintenant, avec qui construire ce projet ?

 

La famille politique des Chrétiens-Démocrates a déjà montré l’exemple. Ce sont eux qui, dès le 19è siècle, sur les questions les plus brutales, scandaleuses, préoccupantes de l’époque, à savoir la condition de la classe ouvrière, écartelée entre la cupidité des uns et l’exploitation révolutionnaire des autres, ont su inspirer et mettre en place les instruments de leur promotion, de leur dignité et de leur bien être. (Mutuelles, Assurances retraite, Caisses de solidarité).

C’est aussi la famille politique des Chrétiens-Démocrates, qui encore au 20è siècle, après deux guerres sans précédent, a eu l’audace de poser les gestes de la réconciliation et de la construction Européenne. Cela fait 65 ans que nous sommes en paix grâce à Robert Schuman. Et dans ce  21è siècle, les enjeux ne sont pas moindres.

 

Aujourd’hui, cette filiation spirituelle, intellectuelle, politique, m’oblige.

Aujourd’hui, la situation de la France m’oblige.

Je suis donc candidate à l’élection présidentielle.

 

. J’invite les Français à résister à leur peur.

. J’invite les Français à construire sans crainte, leur avenir.

. J’invite les Français à transmettre à leurs enfants ce qu’ils ont reçu et construit.

. J’invite les Français à être courageux et à renverser cette spirale mortifère.

. J’invite les Français à embrasser le 21è siècle comme une chance, avec espoir et intelligence.

Etre Français, c’est vouloir vivre, vivre libres, vivre égaux, vivre dans la fraternité.

C’est, dans l’enthousiasme, avoir la France au cœur, dans un monde en pleine mutation. Je n’attends rien pour moi mais j’ai de l’ambition pour les jeunes générations et pour la France.

 

La première question qui doit venir aux lèvres d’un politique s’engageant comme je le fais, est celle que se posait Georges Orwell. « Qu’est ce que l’Homme ?» question immédiatement suivie par une seconde, d’étonnante actualité : « ce que nous faisons, nous rend-il plus humain ou moins humain ? « Je suis étonnée de voir combien cette question est absente du débat.

 

Ma candidature se fait un devoir de défendre la dignité de l’Homme dans toutes ses dimensions et de promouvoir un modèle de société où l’Homme sera élevé au-dessus des autres forces qui aujourd’hui l’assujettissent ou projettent de le faire.

 

J’ai choisi  Montfermeil pour ma déclaration de candidature à l’élection présidentielle française de 2012.

 

Montfermeil, ville à la fois de tous les contrastes et de toutes les potentialités, ville qui concentre les enjeux de la France, ville des misérables de Victor Hugo et ville de Seine Saint-Denis, nécropole de nos Rois.

Ville de la jeunesse et ville de la révolte.

Ville où nos contradictions se dévoilent mieux qu’ailleurs, mais ville aussi de l’avenir et de la France réconciliée.

 

Je remercie Xavier Lemoine, Maire de Montfermeil de son accueil et je suis fière qu’il ait accepté d’être l’un des porte-parole de ma campagne.

 

Ma candidature se fait un devoir de défendre prioritairement les plus faibles, c’est-à-dire les valeurs de la vie, de son commencement à son terme naturel, de défendre les valeurs de la famille, cellule de base de notre société. Nous rappellerons toujours que le mariage qui constitue l’union d’un homme et d’une femme a besoin de stabilité pour protéger durablement les enfants qui ont droit à un papa et une maman. La théorie du genre, qui nie la différence sexuelle entre un homme et une femme, doit être combattue.

 

En matière de bioéthique où nous touchons au sublime de la source de la vie, la plus extrême précaution doit être de mise. La recherche et l’innovation scientifiques doivent être encouragées, les atouts Français en ce domaine, sont réels. Mais la science ne peut pas aller sans éthique. L’Homme  n’est pas un objet expérimental.

Nous resterons intraitables contre la recherche sur l’embryon.

 

La question du logement et je sais de quoi je parle, ne peut nous laisser indifférents. Les préoccupations des Français sont de deux ordres : comment trouver un logement locatif abordable, ou comment acheter un logement à un prix raisonnable ?

Cette question du logement fera l’objet de différentes propositions, fondées non pas sur l’affrontement entre propriétaires et locataires, mais sur leur nécessaire complémentarité.

 

Ma candidature rappellera que la liberté éducative appartient aux parents. Le nier, c’est toucher aux droits de l’Homme. Il conviendra dans les plus brefs délais,  de rendre à l’école sa mission fondamentale de transmission de la langue française, de la culture française. Tous nos enfants doivent, quoi qu’il en coûte, parler Français, savoir lire, écrire et compter convenablement en entrant au collège et parler l’anglais couramment en sortant du Lycée.

 

Il y a urgence aussi à responsabiliser les parents et à revaloriser le statut des enseignants.

 

Ma candidature aura à cœur de retisser les liens de solidarité, de partage, d’engagement, de service et de générosité entre les citoyens, entre les générations. La création d’un nouveau service national universel pour tout le monde contribuera au sentiment d’appartenance et à la cohésion de la société.

 

Ma candidature apportera sur les douloureuses questions de l’immigration, un regard nouveau qui alliera respect et bienveillance aux personnes humaines et extrême fermeté quant au respect de nos lois, de notre culture, de notre patrimoine spirituel et intellectuel. Au nom du bien commun, un pays peut subordonner l’exercice du droit d’immigration, à la conscience des limites de ses capacités à offrir aux immigrés une vie digne. La discrimination positive est une fausse bonne idée et elle encourage les personnes à se replier sur leur identité.

Ma candidature veut construire un modèle économique et social d’espérance, qui réconcilie le citoyen, le travailleur et le consommateur. Aujourd’hui le consommateur tyrannise le travailleur. L’Homme ne doit plus être la variable d’ajustement mais doit retrouver sa place au cœur de l’économie. L’Homme n’est pas un objet mais un sujet.

La refonte de notre fiscalité et des innombrables et peu lisibles mécanismes de solidarité, devient une nécessité. Je propose donc de répartir « autrement » par l’instauration d’un revenu de base de deux cents euros par mois, de la naissance à dix huit ans et de quatre cents euros par mois, de 18 ans jusqu’au décès. Dans le système du revenu de base, l’allocation et la contribution sont à somme nulle pour le budget de l’Etat. C’est le réaménagement complet de la solidarité en France.

 

Dans le secteur de l’entreprise, on attend des politiques des principes clairs, des interventions ciblées. Il convient de redéfinir le statut du dirigeant en refondant son autorité et sa légitimité avec une exigence éthique. Il faut améliorer la transparence de l’information, redéfinir les droits et les devoirs des investisseurs. Il conviendra de définir l’écart de richesse supportable entre les plus riches et les plus pauvres.

 

Je tiens à saluer tous les artisans. Ils sont animateurs d’hommes au travail. Ce sont des artistes, qui choisissent d’être des hommes concrets. Par son métier, l’artisan est plongé au cœur de la question humaine et sociale. Il faut les soutenir. Ils font partie des forces vives de notre pays.

 

Ma candidature rappellera que « pour être quelqu’un, il faut être de quelque part ». C’est toute la question de l’enracinement et donc de l’aménagement du territoire. Chaque territoire possède sa spécificité propre. Il faut promouvoir les savoirs locaux, animer les patrimoines locaux, valoriser l’environnement, assurer un accès équilibré à l’offre de santé.

Le besoin d’enracinement des Français est chaque jour plus prégnant. Leur attachement à leur ville, à leur village, est très fort. C’est un atout.

Je soutiendrai le développement des villes moyennes qui renforcera le sentiment d’appartenance, complété par un plan de déplacement adapté, facilitant les relations villes-campagnes. Les trente six mille communes de France resteront le fondement majeur de notre démocratie.

 

Nos paysans doivent être considérés, respectés, valorisés. Il faut que nous assurions notre indépendance et notre souveraineté alimentaires. Les agriculteurs sont les « agri-entrepreneurs » de l’agriculture durable de demain.  Il faudra au plan européen, exiger la transparence des stocks et de la production, réguler les marchés financiers et profiter du G20 pour obtenir l’engagement des Etats à ne pas réduire leurs exportations pour ne pas déstabiliser le marché mondial.

 

La fierté de la France et des Français, c’est aussi sa culture. Dans tous les domaines qu’elle recouvre : patrimoine, art visuel, spectacles vivants, édition et audio-visuel, elle est le produit et l’expression de l’identité de notre pays. Elle contribue à notre cohésion sociale et participe pleinement au rayonnement de notre pays.

Il faut davantage affirmer haut et fort que l’enjeu dans nos banlieues, avant d’être urbain, social et économique, est bien d’ordre culturel. Ne pas situer les enjeux à ce niveau là, c’est rendre vaine toute notre politique de la Ville.

 

Je propose d’abroger la loi HADOPI au profit d’un système de licence globale.

N’oublions pas que la génération Wiki, celle de Google, Facebook, de Twitter, c’est celle de l’ouverture et du partage, qui nous conduit à pratiquer très directement l’échange fondé sur la valeur de la gratuité et du don.

 

Sur le plan institutionnel, nos institutions doivent être adaptées à la réalité du 21e siècle. Le mandat présidentiel sera allongé à sept ans, mais non renouvelable. Le nombre de députés sera ramené à cinq cents dont cent élus à la proportionnelle. L’Etat fera respecter la loi de 1905 sur la laïcité. La laïcité  fait partie de nos obligations, elle suppose le respect de toutes les croyances et de toutes les religions dans le respect des lois de la République.

La justice bénéficiera de moyens accrus et le numerus clausus sera fixé, afin d’éviter la surpopulation carcérale. La récidive, l’engorgement des tribunaux, la problématique de la réinsertion des détenus, constituent aussi une véritable crise à laquelle nous devons apporter des solutions.

Défense, justice, sécurité… les fonctions de souveraineté ne peuvent être assumées efficacement par l’Etat, que si les citoyens s’en sentent partie prenante.

Pas de défense durable en démocratie, sans conscience d’un bien commun à défendre et osmose de valeurs entre le pays et son armée. Pas de justice efficace, sans prise en charge par les citoyens, de ce qu’ils peuvent assumer, comme l’aide aux victimes, aux mineurs par exemple. Pas de sécurité fiable aujourd’hui, sans passage du concept de sécurité intérieure, à celui de sécurité globale, où la population identifie ses intérêts vitaux et détermine le point d’équilibre acceptable entre liberté et sécurité. Il conviendra de lancer des débats citoyens qui pourront aboutir à des prises de décisions, par referendum.

 

Ma candidature rappellera le rôle de la France dans la marche de l’Europe et veut se placer à la suite de ses pères fondateurs, dont  le Démocrate-Chrétien Robert Schuman sur les pas duquel je souhaite marcher. L’Europe a trahi ses promesses, pour ne pas avoir voulu préciser ses racines les plus profondes, les plus solides, les plus prometteuses.

L’Europe s’emballe et s’épuise, dans une course aux règlementations, de plus en plus tatillonnes, de plus en plus désincarnées, de plus en plus intrusives et qui offensent les peuples. 

Il faut un projet social européen, un projet fédérateur, un projet politique enthousiasmant.

J’ai la conviction, l’intime conviction, que la France doit être le fer de lance, dans la reconnaissance par l’Europe, de ses racines judéo-chrétiennes. C’est là sa vocation. La France a partie liée avec l’humanisme et l’universel. C’est la raison pour laquelle elle est attendue et écoutée dans le monde et ce davantage encore à l’heure de la mondialisation.

Une mondialisation subie serait le règne du cynisme et de l’arbitraire. Une mondialisation éclairée par cet humanisme et cet esprit universel, c’est progresser dans le respect et la complémentarité des diverses cultures et la définition de valeurs communes, comme celle de l’appartenance de tous les Hommes à une « commune humanité ».

 

Voici donc les grandes lignes du projet de société que je vais porter pendant cette campagne présidentielle de 2012.

Les enjeux sont déterminants et moi déterminée. Rien ne m’empêchera d’avancer et de proposer ce nouveau projet de société.

Oui, remettre en avant l’Homme et son altérité, tel est mon combat pour cette élection présidentielle.

Oui, nous devons redécouvrir que c’est la logique du don qui organise les relations entre les Hommes depuis toujours. Que les biens et les services se rendent selon la triple obligation de donner, recevoir, rendre et pas uniquement sur la logique marchande du « donnant-donnant » qui nous guide depuis plus de trente ans.

 

Je suis une candidate de convictions. Parler de convictions, c’est s’adresser par la voix du bon sens aux citoyens que je considère comme des hommes ou des femmes libres de leurs choix et de leur pensée.

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ». disait Einstein.

J’en appelle donc aux Français, pour qu’ils exercent leur liberté et leur pouvoir en soutenant et en votant pour ce projet, qui affirme sur des principes clairs, notre espoir pour la France.

 

Cette campagne propose aux Français de croire à nouveau en l’Homme, dans son humanité, enfin dans son avenir. Cette campagne, c’est la vôtre.

 

La France n’est pas qu’un hexagone, c’est une grande idée fondée sur la valeur intouchable, parce qu’infinie, de l’Homme, ancrée sur une réalité de territoires divers.

La France de nos régions, de nos départements de métropole ou d’outre-mer, a des promesses immenses à tenir devant le monde. Je crois fermement que la liberté et l’égalité, que le peuple de France a élaboré époque après époque, siècle après siècle, n’avaient de sens que si elles accouchaient de la fraternité. Fraternité, un mot que nous avons besoin de retrouver et de réinventer.

C’est ce que je vous propose : une France fraternelle et vivante, dans laquelle chaque homme, chaque femme, chaque enfant, participe et trouve sa place.

 

Je veux une France joyeuse, une France audacieuse, une France pacifiée, une France au cœur.

Vive la République, vive la France !

 

Christine Boutin

Montfermeil, 22 juin 2011

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