La théorie du genre : une lubie coûteuse ?

Les conseils généraux doivent-ils préférer les recherches sur la théorie du genre au financement de nouvelles infrastructures et équipements ? Franck Margain, conseiller régional d’Ile-de-France UMP et vice-Président du Parti Chrétien Démocrate, ne le croit pas.

La théorie du genre déferle sur la France comme rarement un mouvement de pensée ne l’avait fait auparavant, au point de prendre des dimensions parfois inquiétantes. Cette gender theory est à l’origine un mouvement intellectuel américain qui émerge dans les années 1990.

Pour ses partisans, le sexe biologique ne serait pas un critère déterminant dans la différenciation hommes-femmes. Ce serait au contraire le milieu culturel environnant qui déterminerait l’appartenance à l’un des deux sexes. Et bien évidemment, le cadre culturel dominant de ce début de XXIe siècle qui voudrait qu’un nouveau-né mâle devienne garçon et qu’un nouveau-né femelle devienne fille, serait forcément archaïque et dépassé.

Par exemple, pour les théoriciens de ces concepts, les inégalités hommes-femmes trouveraient entre autre leurs origines dans la littérature pour enfant, plus encline à mettre en scène un garçon actif qu’une fille (nécessairement oisive et irresponsable) ou dans la langue française, le masculin l’emportant sur le féminin.

Il suffirait donc d’aseptiser, voire d’asexuer complètement l’environnement d’un enfant afin de le laisser choisir naturellement à l’âge de raison s’il se sent plutôt homme ou femme. Comme il le sent, et non plus comme il est. Un mâle s’accomplirait en femme, une femme en homme.

Un concept philosophique transformé en vérité absolue et coûteuse

Si cette vue de l’esprit n’était restée qu’une idée philosophique, elle aurait certainement fait date dans les ouvrages spécialisés et amusé encore un temps quelques universitaires adeptes de « littérature non sexiste ».

Mais malheureusement, cette théorie qui n’est tout au plus qu’une hypothèse de travail, de réflexion, qu’un concept philosophique, tend à s’imposer comme la vérité officielle et scientifique, sans autre forme de débat.

Déjà, nos élèves de première apprennent-ils depuis cette année cette théorie. Leurs manuels scolaire, et cette fois-ci non pas de philosophie mais de sciences de la vie, leur expliquent qu’un sexe de forme phallique n’est gage de masculinité que parce que la société en a voulu ainsi, et non pas la nature.

Manuels scolaires. Illustrastion. MEIGNEUX/SIPA

Nouveaux manuels scolaires – (MEIGNEUX/SIPA)

Mais pire, les collectivités territoriales arrosent dorénavant aussi à grand flot de crédit les recherches sur la gender theory. Le Conseil régional d’Île-de-France a par exemple débloqué cet été un peu moins d’un million d’euros pour subventionner l’obscur « Institut Emilie du Châtelet pour le développement et la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre ». Cet institut, composé d’une centaine de féministes se distribue cette coquette somme pour parler… « genre ».

Pendant ce temps-là, à force de saupoudrage des lubies idéologiques de certains, les promesses en matière d’éducation stricte ne sont pas remplies. Sur les 17 nouveaux lycées promis en 2004, seulement trois ont vu le jour. Les près de 300 lycées franciliens qui n’ont toujours pas le moindre tableau numérique interactif attendront aussi. Les 900.000 euros de budget qui permettrait de les équiper subventionnent actuellement des thèses comme « Altérités de genre: migrantes/lesbiennes entre pratiques politiques, vies subversives et oppressions en Italie. Comparaison entre Palerme et Vérone ».

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Une réponse à “La théorie du genre : une lubie coûteuse ?

  1. Pauvre France !

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