Notre projet

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Face aux journalistes du Press Club, Christine Boutin a dévoilé ce lundi 5 décembre le projet qu’elle portera pour l’élection présidentielle 2012. Ce projet, réalisé pendant plus d’un an par de nombreux experts, comporte plus d’une centaine de propositions ambitieuses pour la France.

« La crise économique et morale que nous connaissons est grave, très grave.

Nous sommes rentrés dans une 3e guerre mondiale sans bombe ni obus, certes, mais porteuse d’inquiétude, de désespérance, de morts.

Toutes les 6 heures, la faim dans le monde fait autant de victimes que les attentats du 11 septembre 2001.

L’Europe est en plein déséquilibre, en pleine instabilité, en pleine fragilité démocratique.

Regardons les Grecs au référendum interdit, les Italiens au coup d’État masqué, les Espagnols avec 50% de jeunes au chômage et des anciens de la Goldman Sachs à la tête de la BCE, de la Grèce, de l’Italie …

La France n’est pas épargnée.

Les Français sont inquiets, repliés sur eux-mêmes. 75 % des jeunes ne croient plus en l’avenir de leur pays, si bien que nous sommes situés au 163e rang, après le Nigeria, pour notre confiance en l’avenir.

Sur le plan économique, Peugeot par exemple a annoncé la semaine dernière qu’il délocalisait, non plus ses centres de production, mais ses centres de recherche.

Sur le plan de nos principes de Droit, l’interdiction de la polygamie était bafouée par la présence d’un homme accompagné de ses deux femmes en burqa à la sortie du tribunal de Nantes.

Sur le plan politique, rien d’encourageant. Outre le déficit abyssal que l’on rappelle à l’envie, l’hypothèse de l’abandon de notre droit de veto à l’ONU, l’impression que la France devient le vassal de l’Allemagne dans une Europe au bord de la rupture, ne portent pas à l’espérance.

Et comment cacher que le programme du futur président de la République, de droite ou de gauche, se construit sur le bric et le broc médiatique, des sondages et des intérêts catégoriels ?

Notre pays désenchanté est devenu un patchwork de parts de marché électoral, explosé, sans boussole.

Ce vide de sens, d’objectifs ne correspond pas au génie de notre pays, passionné de liberté, de justice, d’universel, d’humanisme.

Ce que je veux présenter ce matin, c’est une ambition pour la France. Pour une France debout, résistante, qui nous redonne l’envie d’être heureux ensemble.

C’est un projet porteur d’espoir.

Je propose aux Français de refonder la société sur la simplification, la transparence, la participation, la confiance, la fraternité.

La simplification est nécessaire dans une société où l’on ne sait plus décrypter sa feuille de salaire, où les produits financiers ont atteint une telle complexité que plus personne n’est capable de les contrôler (CDS: Credit Default Swap).

Cette complexité a entraîné la défiance des uns par rapport aux autres. En France, 80 % des Français n’ont plus confiance en leur voisin.

La simplification conduira à la transparence et à la compréhension des règles du jeu, ce qui reconstruira la cohésion.

Il faut remettre aussi au goût du jour le 3e pan de notre devise nationale : la « Fraternité » qui est bien oubliée aujourd’hui.

Je propose donc de Résister, de Transmettre et de Construire.

Je veux refonder la société pour donner la priorité à la personne humaine. Pour que l’Homme soit la finalité et non le moyen.

L’Homme n’est pas une variable d’ajustement mais une personne unique, indispensable, véritable richesse qui doit être mise au centre de toute l’organisation politique.

Comment pouvons-nous accepter qu’une personne, parce qu’elle est marginale, soit poursuivie et meure dans un fourgon de police ?

Comment pouvons-nous accepter que deux kinésithérapeutes se suicident parce qu’ils ont fait trop d’actes ?

Comment pouvons-nous tolérer un tel taux de suicide chez nos agriculteurs ou dans nos prisons ?

Comment pouvons-nous accepter que l’école ait tellement perdu ses repères qu’une enseignante s’immole dans la cour de son établissement ?

***

Notre société a fondé sa croissance sur la consommation, sur la consommation à outrance.

C’est cette outrance qu’il faut rejeter. Or nos gouvernants ne nous proposent que des solutions techniques économiques et budgétaires au petit pied.

Il faut autre chose.

Je propose une société qui repose sur la primauté de la personne humaine, une société qui soit forte du lien qui unit les hommes :

– on résiste ensemble,

– on transmet à quelqu’un,

– on construit avec quelqu’un et pour quelqu’un.

Nous avons trop utilisé l’intelligence de l’Homme pour le futile, le superflu.

Je veux rediriger cette richesse, cette richesse humaine, cette créativité des Français vers l’essentiel, vers ce lien entre les hommes qui va au-delà du marketing, du monétaire et du financier qui doivent rester de l’ordre du moyen et non de la finalité.

L’absence d’être, l’oubli de la relation, c’est de cela que meurt l’économie. Lorsque les acteurs feignent d’ignorer les enjeux sociaux et humains des décisions qu’ils prennent au nom du seul rendement financier, ils amputent une part essentielle d’eux-mêmes, celle qui définit leur humanité.

Dans cette direction, on peut noter quelques initiatives intéressantes, qui montrent un chemin :

Le social business, la traçabilité sociale dans les entreprises, la responsabilité sociale de l’entreprise.

Mais il faut aller plus loin.

Je me suis entourée d’experts nationaux et internationaux pour construire un projet audacieux, centré sur la personne humaine.

Concrètement, mon projet comporte actuellement plus de 100 propositions dans 8 chapitres. Je vous donnerai un éclairage sur quatre propositions phares, avant de répondre à vos questions.

1. Je veux un capitalisme d’entrepreneurs et, pour cela, dynamiser nos PME, aujourd’hui asphyxiées, et leur donner les moyens de naître, vivre, croître et employer :

– Par la baisse des charges sociales qui pèsent sur les PME de 56 milliards d’euros ;

– Par la suppression du fouillis administratif actuel, et la mise en place d’une simplification fiscale qui intègre le revenu de base.

2. Je veux redonner l’espoir à la jeunesse et les moyens de le concrétiser :

– Par la suppression du ministère de l’Education nationale ;

– Par l’instauration d’un nouveau service national obligatoire, facteur de cohésion sociale.

3. Je veux que la famille retrouve sa place au sein de notre société :

– Par l’inscription dans la Constitution que le mariage unit un homme et une femme ;

– Par la création d’un ministère de la Famille, ministère de plein exercice, rattaché au Premier ministre ;

– Par l’attribution à chacun des membres de la famille d’un revenu de base.

4. Je veux que les Français retrouvent la fierté d’être Français et que l’Europe renoue avec son sens originel en s’appuyant sur des bases claires :

– Pour la France, l’acquisition de la nationalité doit être sans ambiguïté : suppression du droit du sol ;

– Pour l’Europe, elle doit assumer son histoire par l’inscription de ses racines judéo-chrétiennes dans le traité. »

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Dans une période de crise générale du lien social, le Parti Chrétien-Démocrate propose un projet politique libre et audacieux qui met l’homme au cœur de ses décisions et promeut une société de responsabilité, de liberté et de solidarité orientée vers un développement vrai et durable.

1.   La priorité du Parti Chrétien-Démocrate : remettre l’homme au cœur de la politique ! 

Le projet politique du Parti Chrétien-Démocrate se fonde sur une conviction profonde : la personne humaine est la source et la finalité de l’action politique.

Tout projet de société, toute décision politique, doivent être jugés à l’aune de leur conséquence pour la personne, pour le citoyen. Tel est le critère fondamental, telle est la ligne de partage qui détermine toutes nos convictions et notre engagement politique.

Aussi, au Parti Chrétien-Démocrate, nous posons haut et fort les questions suivantes :

  • Face à la pauvreté et la fragilité : doit-on rester sans rien faire ?
  • Face à l’éclatement des familles et à la crise du lien intergénérationnel : doit-on poursuivre la fuite en avant vers nos libertés individuelles ?
  • Face à la crise de l’éducation : doit-on continuer sur la voie du nivellement et de l’expérimentation ?
  • Face au mal être dans l’entreprise : doit-on laisser les managers poser des règles où l’apport des salariés n’a aucune place ?
  • Face aux enjeux bioéthiques : peut-on choisir la voie de la chosification de l’humain ?
  • Face au défi environnemental : doit-on entrer dans la logique idéologue et libertaire à la mode ?
  • Face aux progrès de la science : doit-on laisser les chercheurs avancer sans fixer de cadre éthique ?
  • Face à la ghettoïsation de nos villes : doit-on continuer sur la voie des politiques fondées sur le zonage ou restaurer le sentiment d’appartenance à une communauté et un projet commun ?

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Dans cette période de crise générale du lien social, nous croyons à la nécessité de proposer un projet politique libre et audacieux qui met l’homme, tous les hommes au cœur de ses décisions.

Nous invitons tous ceux qui se reconnaissent dans cette priorité à venir à leur tour relever le défi avec le Parti Chrétien-Démocrate.

2.   Le projet du Parti Chrétien-Démocrate pour la France du 21ème siècle

Au nom de cette vision de l’homme, le Parti Chrétien-Démocrate entend construire une société de responsabilité, de liberté et de solidarité orientée vers un développement vrai et durable.

Construire une société de responsabilité, de liberté et de solidarité qui soutienne les créations et innovations utiles au bien commun, qui aide chacun – puissant ou faible – à devenir acteur et bénéficiaire du progrès social, et qui favorise explicitement cet ancrage de base des personnes qu’est la famille, fondée sur le mariage, la complémentarité entre homme et femme, l’accueil de la vie et l’éducation des enfants.

Contribuer à un développement vrai et durable, celui qui non seulement ne sépare pas le progrès économique du progrès social et du respect de l’environnement, mais qui, plus profondément, ne sépare pas non plus le respect de l’environnement de la primauté de l’écologie humaine : défense de l’intégrité des personnes, satisfaction de leurs besoins fondamentaux, souci de l’équilibre et de l’harmonie de leur cadre de vie.

Les 6 piliers du Parti Chrétien-Démocrate :

  • Le respect de la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle avec une attention particulière portée aux plus fragiles et aux plus démunis ;
  • L’ordre public et la sécurité des personnes ;
  • La promotion de l’initiative privée et de la liberté ;
  • Le soutien de la famille et l’exercice effectif de la solidarité ;
  • La sauvegarde de l’identité de la France et de son rayonnement en Europe et dans le monde ;
  • L’engagement en faveur d’un développement durable au service des personnes.

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3.   Boutin2012 : le projet de campagne de Christine Boutin / Présidentielle 2012

La « primauté de l’homme » a constitué le cœur de mes engagements : que ce soit sur les questions économiques, financières ou sociales, sur les questions de société ou sur les conséquences politiques de la mondialisation, j’ai la conviction que c’est le seul prisme qui vaille pour construire la France de demain. En prolongement, mon souhait d’une France réconciliée avec elle-même et sa vocation, mon espoir d’un peuple retrouvant sérénité et confiance en lui-même, ma volonté d’une attention commune à l’humanité sous toutes ses facettes constituent le noyau dur de mes propositions, de la vision que je partage avec vous.

La France unie et enthousiaste

Assurer la transmission de nos valeurs, rendre sa cohésion à la société et fonder l’avenir de la France sur l’attachement à ses traditions et à nos valeurs

Pour renouer avec la fraternité et mettre fin aux dérives communautaristes, je veux tout d’abord promouvoir la stabilité des familles construites autour d’un père et d’une mère. Il nous faut faire des familles le pivot de toutes les politiques, en défendant la dignité de l’être humain à tous les stades de la vie, de la conception à sa mort naturelle.

Pour porter haut la fierté nationale et promouvoir l’audace et l’excellence, je veux donner la priorité à l’école afin qu’elle retrouve sa mission fondamentale de transmission de la langue et de la culture françaises. Nous devons tourner le dos aux pseudo-pédagogies qui fragilisent nos enfants, remettre de la cohérence dans les programmes, permettre au système éducatif tout entier de former des jeunes instruits et responsables, dans le respect de la liberté éducative des familles.

Pour renforcer la cohésion de notre société, je veux donner aux jeunes générations le sens de la Nation, de la culture, de l’histoire de notre pays, en délivrant une véritable instruction et en transmettant notamment les valeurs issues de nos racines judéo-chrétiennes.

La France créatrice et dynamique


Construire un nouveau modèle économique et social qui encourage le travailleur, rassure le consommateur et implique le citoyen

Je veux construire un nouveau modèle économique et social qui nous redonne une place dans le monde, en :

  • • restaurant le goût de l’effort, soutenant la créativité et l’innovation,
  • • encourageant l’esprit d’entreprise et les ambitions de la jeunesse,
  • • et en assurant à tous de ne jamais tomber dans l’extrême précarité.

Nous pouvons être solidaires, dynamiques et créatifs si nous savons dépoussiérer nos systèmes de protection sociale par un vaste effort de simplification et de lisibilité.

La France qui parle au monde

Construire une mondialisation « à la française » : soucieuse de l’homme et pas seulement du commerce !

Je veux proposer une mondialisation « à la française », soucieuse de l’homme et du respect de la diversité des cultures, parce qu’il nous faut « une morale à la mesure de notre puissance ».

La globalisation actuelle nous tire vers le bas nous ne pouvons plus l’accepter.

Je veux une autre mondialisation : Une mondialisation qui reconnaisse d’autres normes collectives que celles du commerce.

Une mondialisation qui ne consiste pas en une dissolution des identités nationales, mais qui lutte au contraire contre la tendance actuelle à l’uniformité. Une mondialisation qui s’attache à une meilleure régulation des flux migratoires.

La France qui donne du sens à l’action politique


Retrouver le sens du service, la noblesse de la politique et la force de nos institutions

Rénover en profondeur nos institutions et rétablir la politique dans sa noblesse, pour qu’elle ne soit pas le lieu des scandales, de la polémique, de la course au buzz, mais le lieu de la responsabilité, des enjeux de long terme et du souci de l’avenir de notre pays et de nos enfants.

La politique doit être hissée au-dessus de l’agenda médiatique pour être avant tout au service du bien commun.