Pourquoi parrainer Christine Boutin ?

La prise de conscience démocratique continue … : “pour une réforme des règles de présentation à l’élection présidentielle”

Dans une tribune parue dans Le Monde, Pierre Sadran, professeur émérite à Sciences Po Bordeaux, avance ses propositions pour réformer le système de présentation à une élection présidentielle. Une initiative qui prolonge le combat mené par Christine Boutin pour défendre la démocratie représentative.

 

Pour une réforme des règles de présentation à l’élection présidentielle

Définir une règle du jeu acceptable par tous les acteurs fait partie intégrante de l’éthique de la démocratie comme de ses dispositifs pratiques. Or une question, celle des modalités de présentation des candidatures à l’élection présidentielle, les désormais fameuses cinq cents signatures d’élus indispensables pour obtenir l’admission à concourir, fait régulièrement surface dans le débat politique, sans jamais trouver de solution satisfaisante, alors qu’il ne serait pas très difficile de résoudre le problème à condition de le poser dans les termes qui conviennent.

La question n’est jamais dans le bon tempo ; on l’évoque à contretemps. Soit trop tard, comme aujourd’hui, alors que la campagne est lancée : on ne change pas les règles du jeu en cours de partie. Soit trop tôt, une fois l’élection passée, parce que l’échéance suivante est trop éloignée pour qu’on se saisisse d’un sujet considéré – à tort – comme mineur. Il faut dire que l’enjeu n’intéresse vraiment que les outsiders, pas les favoris. Un peu comme si l’Argentine, ou les îles Tonga prétendaient infléchir l’ordre du jour de l’International Rugby Board pour corriger une règle peu avantageuse pour elles.

C’est ainsi que l’histoire se répète à chaque élection présidentielle : ceux des candidats potentiels qui ne disposent pas d’un réservoir d’élus locaux dévoués à leur cause peinent à rassembler une liste de présentateurs conforme aux exigences. Celles-ci sont à vrai dire plus contraignantes qu’il n’y paraît, car si les 500 signatures ne représentent qu’environ 1,2 % du “bassin” des quelques 42 000 élus concernés, encore faut-il qu’elles émanent de 30 départements (ou collectivités d’outre-mer) différents sans que plus de 50 d’entre elles soient issues d’un même département. On n’est donc pas surpris d’entendre Philippe Poutou (NPA) et Marine Le Pen se plaindre de la difficulté à passer cet obstacle tandis que Christine Boutin va jusqu’à menacer l’UMP d’une “bombe atomique” – n’hésitant pas à donner cette portée nucléaire à son éventuel ralliement à François Bayrou – si celle-ci ne lui facilite pas la tâche.

Or, quels que soient les sentiments qu’inspirent ces candidatures, il serait indécent que notre démocratie représentative tolère un goulet d’étranglement interdisant devérifier par le vote que de tels courants restent minoritaires. Tout ce qui contribue à figer pour longtemps l’offre politique dans un oligopole trop étroit court le risque de fragiliser les bases mêmes de la démocratie, comme le démontre l’importance de l’abstention. Ce n’est pas parce que la famille Le Pen a pris l’habitude de mettre en scène sa position de victime potentielle du système que celui-ci doit être conservé, bien au contraire ! D’autant qu’il donne lieu à toutes sortes de manœuvres préliminaires sans parvenir à limiter efficacement la dispersion des candidatures ; on se souvient qu’en 2002 il y en eut 16, et 12 en 2007.

Mais toute la difficulté est de savoir comment réformer ce dispositif sans prendre un marteau pilon pour écraser une mouche.

On ne peut évidemment pas se passer d’un filtre visant à éliminer des candidatures dont le seul véritable motif serait non pas de fournir une offre politique aux Français, mais de se frayer, par pur opportunisme, un accès aux facilités financières et surtout à l’extraordinaire plateau de publicité gratuite offert par la campagne radiotélévisée. Toutes les dérives seraient alors permises, et rien ne pourrait endiguer une prolifération à tous égards dangereuse pour l’exercice de la démocratie.

On ne peut pas davantage céder à la suggestion de Mme Le Pen de revenir à la non publication des noms des élus signataires. Ce serait encouragerl’irresponsabilité des élus, alors qu’en démocratie ils doivent assumer les conséquences de leurs actes, et ce serait prêter le flanc aux manœuvres souterraines des formations dominantes cherchant à produire, en orientant habilement les présentations, la configuration la plus favorable pour leur candidat.

On ne peut enfin suivre les préconisations du comité Balladur qui, en 2007, avait proposé de remplacer le système actuel par la sélection des candidats au sein d’un collège de 100 000 élus environ, soumis à l’obligation de voter à bulletin secret, pour désigner les candidats autorisés à se présenter. Outre ses incertitudes (conditions de désignation des membres de ce collège et surtout seuil de suffrages à partir duquel un candidat serait ou non habilité), ce dispositif transformerait profondément l’économie de l’élection présidentielle, en instaurant une sorte d’élection à trois tours, le premier restaurant le mécanisme des grands électeurs peu compatible avec une élection au suffrage universel. Mais au surplus, ce “premier tour”, inéluctablement voué à une forte politisation, se prêterait forcément aux manœuvres partisanes visant à éliminer d’emblée les outsiders les plus menaçants pour chaque camp, quitte à favoriser des candidatures de pure diversion.

Faut-il pour autant renoncer à changer ? Non, car une réforme assez simple pourrait produire de meilleurs résultats, à condition de concevoir le dispositif des signatures non comme un parrainage, mais comme un filtre garantissant le pluralisme de la démocratie. Il s’agirait, tout en gardant l’exigence des 500 signatures et de leur répartition, ainsi que leur publication par le Conseil constitutionnel, de substituer à la règle selon laquelle un élu ne peut faire de présentation que pour un seul candidat, une nouvelle disposition obligeant les élus souhaitant participer à la présentation à signer pour six candidats de leur choix. Leur signature ne serait alors plus perçue comme un soutien politique accordé à tel ou tel, mais comme la caution du pluralisme de l’élection et du sérieux des candidatures.

Cette modification simple aurait un double avantage. D’une part, elle lèverait les réticences de nombreux élus à signer pour les candidats incarnant des idées qu’ils ne partagent pas mais dont ils ne peuvent nier l’importance, ou pour des candidats marginalisés par l’originalité de leur programme ; elle contribuerait ainsi au renouvellement de la scène et du débat. D’autre part elle permettrait de déjouer efficacement manœuvres souterraines et stratégies machiavéliques. Car, à vouloir concentrer exclusivement ses choix sur la droite, sur la gauche ou sur le centre, un élu desservirait son camp en poussant à sa division. Et, à adopter, plus cyniquement, la stratégie inverse pour diviser le camp opposé, il prendrait le risque de se discréditer aux yeux de son propre électorat.

Voilà donc, sur un point bien particulier mais nullement négligeable, une réforme facile à réaliser, ne pénalisant personne, et d’une parfaite innocuité financière. On peut souhaiter un engagement ferme et clair des principaux candidats pour modifier, dès le lendemain de leur élection, les règles de présentation pour qu’à l’avenir cette question ne vienne plus perturber le débat et le détourner pour un temps des sujets essentiels.

Retrouvez ici l’article de Pierre Sadran, professeur émérite de Sciences Po Bordeaux.

«J’aurai des choses à négocier» – Le Télégramme du 27/01/2012

Présidente du Parti démocrate-chrétien, ex-ministre, Christine Boutin espère être en mesure de se présenter à la présidentielle, contrairement à 2007. Dans ce but, elle met en avant le principe démocratique.

Christine Boutin ne ménage pas ses critiques à l'encontre de François Bayrou, alors qu'elle annonçait récemment qu'elle pourrait le soutenir, si elle n'obtenait pas les 500 parrainages. Photo Sébastien Gaudard/La Nouvelle République/PhotoPQROù en êtes-vous dans la recherche des 500 parrainages nécessaires ? 
C’est toujours très difficile. Cela monte un petit peu. J’en ai près de 200, mais je suis encore loin du compte. J’espère que cela va se débloquer. Je continue ma recherche sur le «chemin de Compostelle». Je pars trois jours par semaine et je rencontre les maires.

Que ferez-vous si vous n’obtenez pas les 500 signatures ? 
Je ne peux pas me mettre dans cette hypothèse. Ce n’est pas de la langue de bois, mais l’expression d’une conviction profonde. Si je n’avais pas mes parrainages, ce serait un signe très négatif pour notre pays. La démocratie serait fragilisée. Je suis une candidate de premier tour. Je l’ai toujours dit. Mon objectif est d’obtenir 3% des suffrages. Cela peut paraître peu, mais c’est un objectif réaliste. Il sera très important pour faire la bascule. Si je n’obtiens pas les signatures, ce courant de pensée ne pourra pas s’exprimer. Si en France, berceau de la démocratie qui donne des leçons au monde entier, les minorités ne pouvaient pas s’exprimer, sommes-nous toujours en démocratie?

3 % des voix, cela vous élimine de la course finale. Vers qui souhaitez-vous que vos électeurs se portent au second tour ?
Pour l’instant, je ne le sais pas. Je me situe dans la droite républicaine. Cela donne déjà une orientation. Comme candidate de premier tour, je sais bien que j’aurai un certain nombre de choses à négocier avec une personnalité qui n’est pas encore définie. Cette négociation portera sur plusieurs sujets. D’abord, le partage de la richesse. Nous sommes dans une crise très grave et il va falloir redéfinir nos fondamentaux. Et, pour moi, le fondamental, c’est la personne humaine autour de laquelle la société doit être organisée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où la finance et l’argent régissent le monde. Désormais, la personne humaine n’est plus qu’une variable d’ajustement. Voilà pourquoi je souhaite qu’il y ait une réflexion approfondie sur le partage de la richesse. La deuxième exigence, c’est le refus du mariage homosexuel, de l’union civile homosexuelle et de l’adoption homosexuelle. Si le candidat de la droite républicaine qualifié pour le second tour adhère à ces deux propositions, je le soutiendrai. S’il refuse, je ne le soutiendrai pas.

N’êtes-vous pas plus proche de François Bayrou que de tous les autres candidats dans la mesure où le président du MoDem appartient, comme vous, à la famille chrétienne-démocrate ? 
François Bayrou porte la responsabilité d’avoir fait éclater l’UDF. C’est de son fait si, aujourd’hui, ce courant de pensée manque à la vie politique française. Par ailleurs, il est favorable à l’adoption homosexuelle. Donc, à la date d’aujourd’hui, je ne vois pas comment il pourrait y avoir un rapprochement avec lui.

Si vous étiez élue présidente de la République, quelle serait votre première décision ?
Je constituerais un gouvernement restreint dans lequel les femmes auraient une représentation de fond, pas de forme.

Xavier Lemoine : “Le PCD a la vision la plus cohérente sur l’homme et sur la vie en société”

En marge de la conférence, « Immigration, intégration, des enjeux démographiques et culturels », Xavier Lemoine, porte-parole de Christine Boutin, était l’invitée de la radio RCF. Il a pu témoigner des difficultés d’intégration rencontrées par les immigrées pour s’insérer dans la société française.

Soldes au PS ! Tout doit disparaître…

Christine Boutin, candidate à l’élection présidentielle et présidente du Parti Chrétien-Démocrate, prend acte des annonces du candidat socialiste et constate le recul qu’elles constituent par rapport au programme du PS. Même réduites, ces promesses restent timides et ne sont pas à la hauteur de la crise que traverse la France.

Hollande dégraisse le programme du PS : plus que 60 idées vues et revues, sans vision d’avenir. Déjà que la version originale n’avait rien d’innovant… Ce n’est pas la grande braderie des bons sentiments qui va remettre la France sur le chemin de l’avenir !

Décevant, le programme de M. Hollande l’est à plus d’un titre. On cherchera en vain, parmi les 60 engagements du candidat, une innovation en termes d’environnement. A croire que le Parti Socialiste n’a pas pris conscience de l’urgence. Ce ne sont pas non plus les timides points en faveur de l’emploi qui feront baisser le chômage des Français.

Le tout est chiffré à 20 milliards d’euros, en pleine crise : qu’adviendra-t-il du portefeuille de notre pays ? Les promesses du candidat en matière de réduction du déficit, et d’un retour à l’équilibre des finances en 2017 ne sont tout simplement pas crédibles. Ceux qui doutent encore que le recours à la dépense publique constitue l’ADN de la gauche seront bien déçus.

Seule mesure d’économie, Hollande brade les personnes âgées et propose de les supprimer via l’assistance médicalisée, en clair il légalise l’euthanasie. Christine Boutin, elle, propose de développer les soins palliatifs pour accompagner les personnes en fin de vie.

“Dans le système actuel, la démocratie ne peut plus s’appliquer”

Sur RCF, Christine Boutin s’est exprimée sur les fondements du PCD et sur son combat pour faire entendre ses idées. Une situation qui l’amène à s’alarmer du verrouillage de la démocratie organisé par les deux gros partis.

Les jeunes du Parti Chrétien-Démocrate ont marché pour la Vie

Les jeunes du Parti Chrétien-Démocrate ont marché pour la Vie.

Parmi les dizaines de milliers de jeunes et de familles venus de toute la France pour la 8ème marche pour la Vie, dimanche 22 janvier, de nombreux jeunes du PCD étaient présents autour de Christine Boutin et son équipe de campagne.

Ils ont marché de la Place de la République à l’Opéra, sans banderolle, ni affiche, pour respecter le caractère non partisan de cette manifestation populaire, mais avec le ferme désir de mener tous ensemble ce combat, lors des prochaines échéances présidentielles, en soutenant Christine Boutin, seule élue d’envergure à être présente et seule candidate déclarée à défendre la Vie de la conception à la mort naturelle.

Pour son courage et sa détermination, nous lui disons merci !

Ménard : Débat sur l’IVG avec Christine Boutin

Christine Boutin était l’invitée de Robert Ménard sur SudRadio, mardi 24 janvier. Le débat portait sur l’IVG et les conséquences de la loi Veil. 

Christine Boutin prend son bâton de pèlerin pour collecter ses parrainages

La candidate à l’élection présidentielle sillonne les communes à la recherche des 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature. Un exercice plutôt difficile face à des maires frileux…  Lundi, l’étape était Vendômoise.

De ses terres d’élection, les Yvelines, à Saint-Jacques de Compostelle, il y a le Vendômois. Une vérité géographique qui n’a pas échappé à Christine Boutin… La présidente du Parti Chrétien Démocrate et ex-ministre du Logement du gouvernement Fillon 1 fait face à de sérieuses difficultés dans sa collecte des signatures. Elle est même très loin du compte, puisqu’elle n’aurait recueilli que 200 promesses de parrainage à ce jour sur les 500 requises. ”Il ne s’agit pas d’apporter un soutien aux idées, mais un soutien à la démocratie”, martèle la candidate aux élus qu’elle rencontre.

Une nouvelle étape de ce “chemin de croix” l’a menée en Vendômois lundi après-midi pour un périple à travers huit communes du secteur, à commencer par Vendôme. ”Je reçois tous les candidats qui le souhaitent sans distinction, mais un maire n’a qu’une voix, et la mienne va logiquement à François Hollande”, commente Catherine Lockhart, maire socialiste de Vendôme, après vingt minutes d’entretien avec la candidate. Une sorte de “speed dating” qui s’est poursuivie à Areines, auprès de Jean-Pierre Dorsemaine. ”J’ai décidé de ne donner aucun parrainage, car cette forme de quémandage politique ne me convient pas”, explique l’édile. Christine Boutin n’a pas eu plus de chance dans la commune voisine de Coulommiers-la-Tour. ”Donner sa signature, c’est délicat pour un maire d’une petite commune, le conseil municipal est apolitique, je veux la tranquillité, terminé !”, déclare le maire, Albert-Jacques Esneault.

La messe semble dite pour Christine Boutin sur le tronçon vendômois de la route de Saint-Jacques… ”Nous n’avons recueilli que quatre promesses de signature en sa faveur”, reconnaît son porte-parole local, Patrice Rougevin-Bâville. “C’est un vrai problème pour la démocratie, s’agace Christine Boutin à la sortie de la mairie de Coulommiers, les maires ont peur de leur conseil, des habitants… Il y a une véritable autocensure qui a pour conséquence d’affaiblir la démocratie!” Pour autant, malgré sa démarche appréciée des édiles, il n’est pas sûr que Christine Boutin puisse s’inscrire dans le 1er tour du scrutin suprême. ”Si jamais c’est le cas, vous entendrez parler de moi, je vous le promets”, s’emporte Christine Boutin en assurant être en mesure de lancer “une bombe nucléaire”! ”Je ne dis rien, mais je puis quand même vous assurer qu’il ne s’agit pas d’un dossier salace…” Sa confirmation d’un ralliement à François Bayrou aurait-il vraiment l’effet d’une bombe?

Nicolas Terrien de Radio Plus FM

Retrouvez ici l’intégralité de l’article 

Redistribuer aux PME deux tiers des aides des grands groupes (l’Entreprise)

Christine Boutin“Face à la crise, la dignité de l’homme est au coeur de nos choix politiques”, affirme Christine Boutin, qui propose de supprimer de nombreuses niches fiscales et prestations sociales pour mettre en place un programme à budget constant. L’Entreprise décrypte le chapitre PME des programmes des différents candidats. Volet #10 de notre série Présidentielle 2012 : Christine Boutin, PCD.

Par Etienne Gless et Corine Moriou pour L’Entreprise.com, publié le 23/01/2012

La présidente du Parti chrétien démocrate nous accueille dans son QG de Levallois-Perret (92) en présence d’Antony Marchand, un quadra en disponibilité de la Cour des Comptes.

“Face à la crise, la dignité de l’homme est au coeur de nos choix politiques”, affirme Christine Boutin, qui propose de supprimer de nombreuses niches fiscales et prestations sociales pour mettre en place un programme à budget constant :

- Redistribuer aux PME les deux tiers des 65 milliards d’aides accordées aux grands groupes.

- Fusionner Oséo et Ubifrance. – Instituer des bourses régionales regroupant l’épargne des particuliers afin d’investir dans des entreprises de proximité. – En complément de l’euro, créer l’euro-franc.

- Réduire l’impôt sur les sociétés des PME et créer la “TVA sociale”.

- Mettre en place la taxe Tobin sur les mouvements financiers. – Instaurer un “revenu de base” de 200 euros par mois jusqu’à 18 ans et de 400 euros au-delà, “tel le système existant au Brésil”.

- Fusionner l’IR et la CSG et créer deux tranches d’IR : 20 % de zéro à 20 000 euros, 35 % au-delà.

Quelles propositions pour les femmes ? Christine Boutin répond à ELLE

La France est « un pays macho ». Au bout de quelques minutes d’interview, Christine Boutin en convient, même si elle nuance ses propos en affirmant qu’il est  ”très difficile de trouver des femmes en politique”. La candidate du Parti Chrétien-Démocrate insiste : “Dans la vie politique, comme dans la vie professionnelle, une femme doit être bien supérieure à un homme pour sortir du lot”.

Confiante et détendue, Christine Boutin nous a accordé un entretien dans  son QG de campagne, à Levallois-Perret. L’exercice imposé ? Les  principales mesures qu’elle prendrait en faveur des femmes. Les  questions ont été les mêmes que celles posées aux six candidats à la  primaire socialiste, rencontrés en septembre dernier. Sa mesure phare  pour les femmes ? Faire en sorte « qu’il y ait une avancée réelle pour l’égalité des salaires ». Mais surtout, Christine Boutin souhaite mettre  en place « un revenu de base » pour tout Français de la naissance à la  mort, de 200 euros par mois jusqu’à 18 ans et de 400 euros par mois pour  la vie adulte. Cette mesure pour laquelle a “consulté des experts” mais  dont elle ne précise ni le coût total, ni surtout la façon de la  financer, permettrait, selon elle, de réduire la précarité des familles  en difficulté, et notamment celle des femmes qui subissent le travail à  temps partiel.

Si elle est élue présidente, elle fera son possible pour instaurer une  parité dans son gouvernement, “bien que ce soit très difficile”. Christine Boutin a aussi réaffirmé son opposition à l’interruption  volontaire de Grossesse (IVG). C’est un «drame», persiste-t-elle, mais «je ne le remettrai pas en cause».

Celle qui se présente comme «une candidate de 1er tour» nous a  confié sa volonté d’aller jusqu’au bout pour réunir les 500 signatures. A ce jour, elle n’en a obtenu que 118 (180, ndlr), car c’est “devenu de plus en plus  difficile pour les petits candidats d’obtenir les parrainages”.

Retrouvez ici l’intégralité de l’article

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